Gérer les dommages matériels fait partie intégrante de l’activité de propriétaire de propriétés locatives unifamiliales. Mais avant d’envoyer à vos locataires une facture pour les réparations, vous devez savoir combien vous devez leur facturer. Ce calcul peut s’avérer étonnamment difficile, notamment parce que la frontière entre l’usure normale et les dommages réels peut parfois être difficile à déterminer. Pourtant, en utilisant quelques stratégies simples, vous pouvez facilement déterminer combien facturer vos locataires pour les dommages qu’ils laissent derrière eux.

 

Distinguer l’usure ordinaire

Pour facturer les locataires pour les dommages, vous devez d’abord être en mesure de les distinguer clairement de l’usure ordinaire. L’une des premières et des meilleures choses que vous pouvez faire pour différencier les dommages causés par les locataires de l’usure normale est d’effectuer des inspections approfondies de la propriété lors de l’emménagement. Les listes de contrôle de l’emménagement peuvent aider à documenter l’état du bien locatif avant que le locataire n’emménage, ce qui peut aider à régler tout litige futur. Cela vous donne également quelque chose à quoi comparer les inspections futures, de sorte que vous pouvez mieux suivre les nouveaux dommages à mesure qu’ils apparaissent.

 

Éduquer les locataires à l’avance

Vous pouvez également définir clairement quels types de problèmes sont considérés comme de l’usure, et lesquels seraient considérés comme des dommages. Par exemple, certains propriétaires et gestionnaires immobiliers créeront des guides d’exemples communs de chacun pour aider à éduquer les locataires ainsi que pour fournir un guide clair pour les frais potentiels futurs. Ce guide permet de distinguer clairement les marques ou quelques trous de clous dans les murs (usure) des trous importants ou excessifs (dommages). Un autre exemple serait un tapis qui est usé par des années d’utilisation (usure) par rapport à un tapis qui est taché de façon permanente, déchiré ou qui sent mauvais (dommage). La création de lignes directrices claires peut aider à lever une partie de l’ambiguïté lorsque vient le temps de déterminer si le bien a été endommagé par le locataire ou s’il souffre simplement d’une usure ordinaire.

 

Lorsque des dommages surviennent

Si vous décidez que des dommages ont eu lieu, l’étape suivante consiste à déterminer le coût raisonnable de réparation ou de remplacement. Plutôt que de simplement facturer au locataire le nouvel article ou le coût de remplacement, il est important de considérer d’abord l’âge de l’article, son coût d’origine, le temps que prendra la réparation, et si vous ferez la réparation vous-même ou si vous devez engager quelqu’un d’autre pour le faire. Pour les réparations importantes, il est bon d’obtenir plusieurs devis d’entrepreneurs agréés. Cela peut vous aider à mieux connaître le coût de la réparation des dommages et la part de ce coût que vous pouvez raisonnablement demander à votre locataire de payer.

 

Liste standard de nettoyage et de réparation

Une alternative à cette approche est de créer une liste standard de nettoyage et de réparation, où les articles couramment endommagés sont énumérés avec le coût estimé de la réparation. Cette approche présente à la fois des avantages et des inconvénients. D’un côté, si vous incluez la liste dans votre contrat de location, votre locataire sera plus conscient du coût de certaines réparations. Cela peut l’aider à être un peu plus prudent avec la propriété. D’autre part, si la réparation finit par coûter plus cher que ce qui figure sur votre liste, vous pourriez finir par payer vous-même la différence.

 

Liste détaillée au locataire

Quoi que vous déterminiez le coût des réparations, vous devriez toujours donner à votre locataire une liste détaillée des dommages et des réparations, ainsi que des reçus détaillés. Cela est particulièrement vrai si vous prévoyez de déduire le coût des réparations du dépôt de garantie du locataire. Si le locataire occupe toujours votre propriété, il est un peu plus difficile de lui facturer les réparations. Néanmoins, il est judicieux de l’informer par écrit des dommages et de lui remettre une facture détaillant la part du coût des réparations qui lui incombe.